Fiche

Nom Chazemais Environnement
Commune Chazemais
Com Com Pays d'Huriel
Membres 163 membres
Naissance 24 juin 2009
Siège Social Les Chaumes
Loze
03370 CHAZEMAIS
N° préfecture W031001452
Président Francis LESAGE-CATEL
Les Chaumes
Loze
03370 CHAZEMAIS
04 70 06 48 13

Nouvelles de Chazemais

La supercherie du 5 février

On savait déjà Michel Tabutin, notre maire et vice-président du Conseil Général, frappé de surdité dès qu’on porte la moindre critique sur ses chères (et même très chères) éoliennes. Voila que son patron, Jean-Paul Dufrègne en est aussi atteint.

Cela fait des semaines que nous dénonçons l’absence de vent suffisant à Chazemais et dans le reste du département pour produire de l’électricité éolienne. La presse écrite et la télévision s’en sont émues, pas notre président de Conseil Général qui ne doit ni lire les journaux, ni regarder la télé.

Le 5 février, les « experts » réunis par ses soins à Avermes comptaient des spécialistes « nationaux » des procédures administratives, de l’énergie solaire (?), de la sociologie, des paysages, etc., mais personne capable de parler avec compétence du vent, juste de quoi essayer d'endormir l'assistance..

Chaque fois qu’une question leur a été posée sur l’insuffisance du vent dans l’Allier, les « experts » de Jean-Paul Dufrègne n’ont pu que se référer à l’étude de 2003 avalisée par l'ADEME, « Gisement éolien & environnement en région Auvergne », dont nous avons démontré :

-Qu’elle ne retenait qu’un infime territoire à l’extrême sud du département (et pas du tout à Chazemais) pour y implanter d’éventuelles éoliennes,

-Qu’elle surestimait grossièrement la vitesse du vent en altitude, notamment aux environs de Montluçon (Chazemais) et de Commentry.

Monsieur Jean-Paul Dufrègne, méditez sur ces données, basées sur les mesures de Météo France à l'aéroport de Montluçon tout proche, pour Chazemais :

-Vent moyen à 100m de haut à Chazemais : 12 km/h

-Efficacité d’une éolienne :

  -Vent de 12 km/h : 0%, elle tourne mais produit juste assez pour alimenter ses circuits électroniques,

  -Vent de 30 km/h : 20 %,

  -Vent de 40 km/h : 50 %,

  -Vent de 60 km/h : 100 %.

A quand un vrai débat contradictoire sur le vent avec des « experts » qualifiés ?

Téléchargez

Edito

Les certificats d’électricité verte

Jamais à court d’idées pour faire de l’argent de tout, les producteurs d’électricité éolienne en ont trouvé une astucieuse : La vente de certificats d’origine pour l’électricité produite par les éoliennes.

Pour chaque kWh produit, ils émettent un certificat d’un kWh d’électricité verte et mettent en vente ce papier auprès des gogos qui y croient ou le feignent. Cela garantit à l’utilisateur d’électricité que quelqu’un a produit 1 kWh d’électricité éolienne en compensation de celui qu’il vient de consommer et qui, lui, a 9 chances sur 10 de venir d’une centrale thermique ou nucléaire.

Pour que cela paraisse encore plus sérieux, ils ont créé un organisme européen de certification d’authenticité des dits certificats, le RECS (Renewable Energy Certificate System), qui est censé vérifier qu’un producteur éolien n’émet pas plus de certificats qu’il ne produit d’électricité.

Tout cela semblerait bien puéril si ce n’était devenu une véritable arnaque. Passe encore pour les particuliers naïfs en mal d’écologie qui achètent à Poweo de l’électricité et les certificats verts qui vont avec, sachant qu’à côté du peu d’électricité éolienne qu’il produit, Poweo est avant tout un exploitant de centrales thermiques à gaz hautement polluantes, mais que dire quand une multinationale comme McDonald’s se prête au jeu et essaie ainsi d’abuser ses clients.

McDonald’s a une image dégradée, synonyme de « mal bouffe ». A cela s’ajoute la prise de conscience des émissions massives de méthane par les bœufs dont les steaks hachés entrent dans la composition des hamburgers. Or le méthane contribue vingt cinq fois plus que le gaz carbonique à l’effet de serre. Il est donc urgent de gommer cette image de pollueur en investissant dans les énergies vertes.

Depuis le 1er janvier 2010, McDonald’s France affirme dans ses campagnes de communication qu’il couvre 100 % des consommations de ses restaurants avec 100 % d’électricité d’origine renouvelable, comme s’il avait installé des filtres à électrons verts en amont de ses compteurs électriques pour rejeter les vilains électrons sales produits par les centrales nucléaires ou thermiques. En fait, ils se contentent d’acheter ces fameux Certificats Verts à un groupement de petits producteurs éoliens, Green Access, qui a trouvé là le bon filon. Le coût de cette mystification est, selon McDonald’s, de 2 000 € par restaurant. Ce n’est pas cher payer l’achat d’un certificat de roi de l’écologie.

Quant à Green Access, il entretient la confusion sur ses fameux certificats verts puisqu’il affirme sur son site internet que ceux-ci « permettent d’identifier et de suivre l’électron, et ce, de sa production jusqu’à sa consommation » !

Prenons une comparaison. Un producteur de Médoc vous délivre un certificat d’origine vous attestant qu’il a produit 2 bouteilles de grand cru classé. Vous achetez 2 bouteilles de vin de table et le servez à vos invités en leur affirmant que c’est un grand Médoc puisque vous êtes en possession du fameux certificat d’origine qui, certes, ne concerne pas vos bouteilles mais atteste que les 2 bouteilles de vin médiocre que vous servez ont été « compensées » par 2 bouteilles d’un authentique grand cru. Pas sur que vos invités seraient d’accord. Et bien les certificats verts, c’est pareil.


Francis Lesage-Catel

Président

de l'association

Vous voyez une version text de ce site.

Pour voir la vrai version complète, merci d'installer Adobe Flash Player et assurez-vous que JavaScript est activé sur votre navigateur.

Besoin d'aide ? vérifier la conditions requises.

Installer Flash Player